Annonces Paroissiales de Gevrey et Gilly

 

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ANNONCES DU 12 AU 19 SEPTEMBRE 2021

 

ANNONCES DU 19 AU 26 SEPTEMBRE 2021

 

ANNONCES DU 27 JUIN AU

CALENDRIER DES MESSES : Septembre à Décembre 2021

Messe du samedi soir : 18h (de juin à la Toussaint)

Messes du Dimanche : 9h30 à Gevrey / 11h à Gilly (de juin à la Toussaint)

 

 

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La prière du Notre-Père

 

Lettre des évêques de France aux catholiques sur la lutte contre la pédophilie (25 mars 2021)

 

 

Interview du Père Tony !

 

Nous avons demandé à un paroissien d’aller rencontrer le Père Tony TSHIMPAKA…

 

Décembre 2020

Bonjour Père Tony ! Début septembre, vous êtes arrivé dans la paroisse afin de prendre en charge une partie des secteurs dont s’occupaient les pères Patrick et Vincent. Nous vous avons laissé un peu de temps pour vous installer, car vous occupez désormais un logement situé dans les murs de la Maison Saint-Louis. De plus, vous terminez une thèse, et cela représente encore une charge de travail importante dans votre emploi du temps. Pouvez-vous nous en dire plus sur le sujet de votre thèse et la raison qui vous a poussé à le choisir ?

Depuis six ans, je prépare une thèse en sciences de l’éducation à l’Université Lumière Lyon 2. Cette thèse porte sur « les effets des conditions environnementales sur l’appropriation des artefacts numériques. Étude de cas des enseignants du secondaire à Kinshasa (République Démocratique du Congo) ». Vous savez quoi ? Lorsqu’on veut réfléchir sur un sujet, on part toujours de son expérience ou d’une problématique liée à cette expérience. C’est mon cas. Pour une petite histoire : après mon ordination, j’ai été nommé économe et comptable de ma congrégation (Missionnaires du Sacré-Cœur « MSC ») en RDC. Déjà, mon prédécesseur avait conçu un projet pour la construction d’une école secondaire pour répondre aux besoins éducatifs dans un milieu enclavé où travaillaient nos confrères missionnaires du Sacré-Cœur à Kinshasa. En tant qu’économe, mes supérieurs m’avaient confié la mission de mettre en place les structures pour le fonctionnement de cette école : recrutement des enseignants, constitution du bureau pour accueillir des élèves, etc. De plus, j’assurais le cours d’anglais en collège car on avait des difficultés pour trouver un professeur d’anglais. Pour enseigner ce cours, je n’avais aucun manuel pédagogique. Ainsi, grâce à Internet et à ses ressources numériques, j’ai pu trouver des informations et construire ce cours. Cependant, j’ai été confronté aux difficultés d’accès à l’Internet et d’électricité. Ce contexte m’a conduit à réfléchir sur la problématique de l’usage des outils numériques en pédagogie et sur les conditions qui permettent cet usage. En effet, ma thèse est intitulée : « Effets des conditions environnementales sur l’appropriation des artefacts numériques. Étude de cas des enseignants du secondaire à Kinshasa (RDC) ». Pour rappel, en France, j’ai suivi un cursus de master (1 et 2) en métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation (spécialité enseignement du secondaire et formation des enseignants) au Centre Universitaire Catholique de Bourgogne (le CUCDB à Dijon).

Pouvez-vous nous parler un peu plus de vos origines : votre pays et la région d’où vous venez, votre famille et votre parcours de vie depuis votre naissance ?

Je suis originaire de la République Démocratique du Congo ; ma région s’appelle Kasaï-Central (au centre de la RDC) ; mais je suis né et ai grandi à Mbandaka, dans la région de l’Équateur au nord de la RDC. Cette région s’appelle « Equateur » parce que là passe la ligne « équateur ». Au sujet de ma famille, mes parents ont divorcé lorsque j’avais 3 ans. Chacun d’eux a refait sa vie. Ma mère s’est remariée et a eu 6 enfants ; mon père s’est remarié et n’a eu qu’une fille. Entre mon père et ma mère, je suis fils unique ; mais l’aîné de 7 demi-frères et demi-sœurs. Mon père est décédé le 8 février dernier, à l’âge de 62 ans et ma mère vit encore, elle a 59 ans. Mon parcours est un peu « atypique » : depuis l’âge de 6 mois, j’ai été élevé par mes grands-parents paternels jusqu’à 20 ans. À 13 ans, je suis allé au petit séminaire, contre la volonté de mon père. 

Comment vous est venue votre vocation de prêtre, et quel a été votre parcours après avoir fait ce choix ?

Comme je viens de le dire, à l’âge de 13 ans, j’ai demandé à mon père d’aller au petit séminaire. Mais il l’a catégoriquement refusé. Pour mon père, je devais étudier et ensuite fonder une famille. Vous savez qu’en Afrique, avoir une grande famille est considéré comme une richesse. Mon père était fils unique, moi aussi j’en étais un chez lui. Il comptait sur moi pour élargir sa progéniture. Ainsi, pour lui, l’idée d’aller au petit séminaire sonnait comme une manière de freiner cette progéniture. Hélas… Je suis allé au petit séminaire sans son accord à 13 ans, mais avec la bénédiction de mes grands-parents. Au petit séminaire Notre-Dame de l’Espérance, dirigé par un prêtre missionnaire du Sacré-Cœur (Belge), j’ai progressivement approfondi mon intention de devenir prêtre. Je ne peux pas dire que j’étais très sûr d’avoir cette vocation. Ce dont j’étais sûr, c’était la joie de devenir un jour prêtre et d’être au service de Dieu et de son peuple. Jusqu’aujourd’hui, j’éprouve la même joie que lorsque j’ai été au petit séminaire (sourire).

Quels furent les points forts de votre temps au séminaire et quels furent les points inattendus voire difficiles ? En effet, pour nous les laïcs, le séminaire est un peu un monde mystérieux.

Chez nous, lorsqu’on parle des prêtres ou de leur formation, il y a toujours un côté mystérieux. Une anecdote : lorsque je grandissais, on nous répétait toujours que « la nuit, les prêtres allaient dans des cimetières pour invoquer les morts ; les prêtres étaient ordonnés la veille (à minuit) et l’ordination du jour n’était qu’une formalité ; les prêtres avaient des prières susceptibles d’enrichir les gens, etc. » Bref, dans l’imaginaire collectif, tout ce qui entourait le prêtre était un « mystère ». J’ai aussi grandi dans cet imaginaire. Plus j’avançais dans la formation, plus j’attendais d’expérimenter tout ce qu’on disait au sujet des prêtres. Mais hélas, je n’ai rien vu ni fait… ! Est-ce que je suis déçu ? Ce que je sais est que plusieurs choses sont racontées autour des prêtres, mais la réalité est parfois autre chose. Bon, revenons à notre question, le terme « séminaire » est polysémique ; dans le contexte de l’Eglise, le séminaire est une maison de formation pour les prêtres. Mon parcours de formation se résume en quatre grandes étapes : 1. Le petit séminaire (5 ans), le pré-noviciat chez les MSC (3 ans de philosophie à Kinshasa), 2. Le noviciat (2 ans en Afrique du Sud pour approfondir le charisme, la spiritualité et la mission de la congrégation ainsi que les fondamentaux de la vie religieuse), 3. Le post-noviciat (4 ans de théologie à Yaoundé au Cameroun), 4. Le stage après les études (2 ans à Kinshasa) et j’ai été ordonné prêtre le 3 mai 2009.

Une difficulté inattendue rencontrée a été ce que je qualifie d’antipathie naturelle entre le père maître de novices (Irlandais) et moi durant les deux années du noviciat. Dans ce contexte, vivre deux ans de noviciat, c’était trop dur ... Pour moi, c’était l’enfer sur terre. Avec un peu de recul, je me demande comment j’ai pu survivre jusqu’à la fin de ce noviciat ? J’aurai pu écrire une lettre pour mettre fin à mon parcours ! Mais... bon ! Finalement, ce maître de novices avait rédigé un très mauvais rapport sur moi susceptible de mettre fin à mon cheminement chez les MSC. Mais, « les pensées de Dieu ne sont pas nos pensées comme ses chemins ne sont pas les nôtres ». Bon… faisons-lui juste confiance ! Une autre difficulté inattendue, c’était à la fin de mes études en théologie. J’ai passé un moment très difficile de remise en question de ma vocation. Je suis allé même voir mon formateur principal pour lui demander de retourner chez moi. Mais, comme on dit chez nous en Afrique : « Ce qu’une personne âgée assise voit, un jeune debout ne voit pas » … Allez comprendre ! (sourire). 

Comment êtes-vous arrivé à Dijon ?

Mon arrivée à Dijon, une histoire épique … est-ce un hasard, une providence ou quoi ? je n’en sais rien. Mais, tout a une raison qu’il faut découvrir. Tout est parti de mon engagement au sein de notre école : représentant du supérieur et enseignant d’anglais. Après mon mandat de 3 ans, mon supérieur de l’époque (un belge) m’a envoyé à Dakar (Sénégal) pour approfondir les études en Sciences de l’éducation. Dans l’université où j’étudiais, la faculté des sciences de l’éducation était une extension du Centre Universitaire Catholique de Bourgogne (CUCDB) de Dijon. J’y ai fait une année de licence. Ensuite, mon supérieur a souhaité que je continue en master, mais le CUCDB n’avait pas ouvert ce niveau à Dakar ; du coup, mon dossier a été transféré au CUCDB de Dijon. En effet, mon supérieur a pris contact avec Monseigneur Minnerath, l’archevêque de Dijon, pour solliciter une possible insertion pastorale. Ce qui a été accordé et j’ai été affecté à la paroisse du Sacré-Cœur/Saint Jean Bosco, non loin du CUCDB. C’était la première fois que j’arrivais en Europe, en France et dans le diocèse de Dijon, le 19 août 2014. Et j’y suis resté jusqu’au 1er septembre dernier, date à laquelle je suis arrivé à la maison Saint-Louis, pour être au service des paroisses de Gevrey-Chambertin et de Gilly-lès-Cîteaux.  

Puis, de Dijon, qu’est-ce qui vous a fait atterrir à Gevrey et Gilly ?

Comme j’ai fait remarquer dans les lignes précédentes, tout a une raison qu’il faut découvrir. Aujourd’hui, si je vous dis, avec précision, ce qui m’a fait atterrir à Gevrey-Chambertin et à Gilly-lès-Cîteaux, je vous mentirai. Franchement, je ne sais pas ; j’espère le découvrir et lorsque je le découvrirai, je vous le dirai ! Prenez votre mal en patience (sourire).

Qu’attendez-vous de votre passage dans notre paroisse ? Quelles sont vos attentes, vos projets et vos espoirs pour cette nouvelle mission ?

Pour cette nouvelle année, mon projet, en plus des projets de la paroisse, c’est de terminer ma thèse pour me consacrer pleinement à mon ministère presbytéral dans les paroisses de Gevrey-Chambertin et de Gilly-lès Cîteaux. Je trouve du temps pour ce ministère, mais mes études pèsent un petit peu quand même.

Qu’attendez-vous de nous les paroissiennes et les paroissiens ?

J’ai quand même 11 ans d’ordination. Je reste convaincu que l’épanouissement, voire le bonheur d’un prêtre, réside aussi dans la qualité des relations entretenues avec les membres de la communauté. Avant d’être prêtre, je suis d’abord un être humain, un croyant et un chrétien. Si entre nous, prêtres et fidèles chrétiens, on peut vraiment vivre notre vocation de baptisés et notre appartenance au Christ, voilà ma seule attente. Lorsque j’ai été officiellement présenté à Gilly, j’avais formulé ce souhait : « Saint Augustin disait à ces paroissiens, avec vous, je suis chrétien, mais pour vous je suis évêque ». Les fidèles chrétiens devraient considérer leurs prêtres comme leurs frères en humanité, leurs frères en Christ et leurs pasteurs. Lorsque, par exemple, apparaît une difficulté relationnelle, appliquons la démarche que Jésus nous propose dans l’évangile : « va voir ton frère… »

Dans la conception que vous avez de votre ministère, quels sont vos points forts et vos points faibles ? A quel aspect consacrez-vous le plus facilement du temps ? Dans quel(s) domaine(s) aurez-vous le plus besoin d’aide ?

Cette question est très complexe… mais je vais y répondre en ces termes : « un prêtre n’est pas un superman ; il a des fragilités et des forces, des capacités et des limites… » Je ne fais pas exception à cette règle (sourire). Dans mon ministère presbytéral, je privilégie beaucoup plus la qualité des relations. Je crois qu’un prêtre, en plus des compétences - bon orateur, bon chanteur, bon prédicateur, pieux, etc.-, devrait développer des attitudes relationnelles : bienveillant, courtois, sympathique, attentif, généreux, souriant, etc. car les fidèles voient d’abord ça. Quant au domaine dont j’aurai le plus besoin d’aide, je dirai : la gestion d’une paroisse. La première fois où j’ai vécu mon ministère presbytéral dans une communauté paroissiale, c’était à la paroisse du Sacré-Cœur / Saint-Jean-Bosco de Dijon. Dans mon pays, tout juste après l’ordination, j’ai travaillé comme économe, comptable et représentant de la congrégation dans notre école ; puis, j’ai été envoyé aux études. Dans le diocèse de Dijon, je reconnais avoir la chance de collaborer avec des curés très chevronnés et des fidèles chrétiens très dévoués (sourire).

Quel jugement portez-vous sur la conjoncture actuelle de l’Église ? Quels sont vos espoirs dans ce domaine ?

J’ai du mal à porter un jugement. Mais, je peux exprimer ma constatation (sourire) par rapport à la conjoncture actuelle de l’Eglise. Tout le monde est au courant de ce qui se passe au sein de l’Eglise. Du coup, je me demande si la conjoncture de l’Eglise actuelle est pire que celle de l’Eglise d’il y a quelques siècles. Cependant, comme dit un proverbe, attribué à Cicéron « O tempora, o mores ». Comme dans d’autres époques, l’Eglise est confrontée aux difficultés extrinsèques et intrinsèques qui parfois, donnent l’impression que « Dieu y est absent ». Mais, je suis convaincu de deux choses : 1. Dieu ne peut pas favoriser des épreuves qui dépassent les capacités humaines ; 2. L’Eglise est fondée sur la pierre et aucune force de l’Hadès ne l’emportera sur elle. En effet, je fais confiance à l’Esprit Saint qui conduit cette Eglise.

Pour l’avenir, pensez-vous retourner un jour au « pays » et retrouver votre culture et vos proches ? Ou vous considérez-vous comme un « prêtre sans frontière », berger de brebis de toutes races et de tous pâturages ?

C’est toujours bien de se projeter dans l’avenir… mais parfois, en voulant trop penser à cet avenir, il y a le risque de louper les bienfaits du présent (sourire). Je ne considère pas ma présence dans le diocèse de Dijon comme « un passage vers… » Je suis missionnaire du Sacré-Cœur. Notre fondateur a toujours envoyé des missionnaires pour faire « aimer partout le Sacré-Cœur de Jésus ». En tant que missionnaire du Sacré-Cœur, je suis prêt à travailler partout où le besoin pastoral se présente. Pour le moment, je pense trouver ma place dans les paroisses de Gevrey-Chambertin et de Gilly-lès Cîteaux. Saint François de Sales disait : « il faut fleurir là où on t’a planté ». Pour le moment, je suis planté dans ces deux paroisses. J’évite de trop penser à un avenir « dans mon pays, comme si le présent de là où je suis ne comptait pas » (sourire). Vous voyez un peu ce que je veux dire ? Pour moi, le présent reste un cadeau et le futur une énigme, donc je vis le temps présent, donc le cadeau (sourire).

Pour vous, y a-t-il une différence entre la foi vécue par les Européens et la foi vécue par les Africains ? Quels sont les effets du matérialisme pour les uns et les effets de la pauvreté pour les autres ?

Un adage dit : « la comparaison n’est pas raison » ; mais elle permet de mieux apprécier les situations (sourire). Par rapport à votre question, à mon avis, le dénominateur commun entre les Africains et les Européens, c’est la foi. Toutefois, ce qui différencie les uns des autres, c’est le contexte dans lequel est vécue cette foi. Par exemple, aujourd’hui, les Africains éprouvent des besoins existentiels que les Européens éprouvaient il y a un demi-siècle. À mon avis, le matérialisme ou la pauvreté influence, en quelque sorte, la relation que nous entretenons avec Dieu. Je ne dis pas que les riches sont loin de Dieu et les pauvres proches ou vice versa. Mais ce que je sais est que l’être africain est fondamentalement « religieux » : naturellement, il cultive et éprouve le besoin de relation avec l’Au-delà.

Est-ce que le poids de la culture a un impact sur le vécu de la foi ? Les Africains pratiquent l’animisme, comment cela se « combine-t-il » avec la foi chrétienne ?

Je peux me tromper, mais en Afrique, la foi ou la religion font partie des réalités socioculturelles. En fait, la religion est une affaire de « relation ». Avant l’arrivée du christianisme, les Africains entretenaient déjà une relation avec l’Être suprême, avec les ancêtres ou avec les esprits. Certains anthropologues ont nommé cette relation « animisme », « fétichisme » ou « paganisme ». Mais, ce qui est sûr, chaque être humain entretient sa relation à Dieu, dépendamment de sa dimension socioculturelle. Ainsi, les Africains ne sont pas épargnés par cette règle. Savez-vous qu’il existe un missel romain pour les diocèses du Zaïre ? Dans ce missel, il y a un moment où, pendant la messe, le célébrant invoque les « ancêtres » pour qu’ils s’unissent à l’assemblée présente afin de rendre un culte agréable à Dieu. En tant qu’africain, je n’ai pas beaucoup de difficultés pour comprendre « la communion des saints » que prêche l’Eglise.

Dans le contexte actuel de remise en question de nos modes de vie, au niveau planétaire, comment concevez-vous votre rôle ? Qu’est ce que l’Église peut faire pour participer à ce changement ?

Si je me permets de me prononcer au sujet de cette question, c’est justement parce que je vis en France. Mais, chez moi, dans mon village, la question du climat ne se pose vraiment pas. Car nous avons d’autres préoccupations existentielles comme la faim, le manque d’eau potable, la non-scolarisation des enfants, le manque d’électricité, etc. En Europe, particulièrement en France depuis quelques années, je constate chez plusieurs personnes une espèce de prise de conscience à la fois collective et individuelle, en ce qui concerne le climat. En tant que prêtre, mon rôle serait d’accompagner ces personnes et d’éveiller la conscience de ceux ou celles qui traînent encore. Comme vous le savez, un bon accompagnement passe mieux par « le faire que par le simple dire » (sourire). Quant à l’Eglise, je crois que la deuxième encyclique du pape François « Laudato si’ » symbolise à la fois son implication et son engagement pour la sauvegarde de l’environnement, notre « maison commune ». Pour participer à ce changement, chaque chrétien formant l’Eglise doit se poser la question suivante : « Que dois-je faire… ? »

Quel pouvoir devrait avoir l’Église dans un pays comme la France, face au gouvernement ? Jusqu’où peut aller ou ne pas aller la laïcité ?

La France a son Histoire propre par rapport à l’Eglise. C’est un fait. Du coup, la relation entre l’Eglise et les pouvoirs publics est influencée par cette Histoire. Lorsque vous étudiez les différentes laïcités au niveau européen, vous constatez que celle à la française est très spécifique. Ma foi ! L’Histoire de la France a marqué l’esprit et le peuple français. À mon avis, face au gouvernement, l’Eglise n’est pas là pour faire un bras de fer ; ce n’est pas sa mission. L’Eglise remplit la mission de « guetteur » : Ainsi, ceux qui assument l’autorité au niveau de l’Eglise comme ceux qui assument l’autorité au niveau de l’État, tous sont des intendants de Dieu. Ils gèrent « les choses qui ne leur appartiennent pas ». Donc, ils sont invités à « collaborer ».

Merci d’avoir accepté de nous parler de vous et de votre rôle dans notre vie paroissiale. Nous vous souhaitons un bon séjour parmi nous, nous vous accueillons avec une très grande joie et espérons vous faire partager toutes nos joies et tous nos bonheurs. Avez-vous un mot pour la fin ?

Merci de m’avoir donné l’occasion de me présenter et d’exprimer ma perception concernant un certain nombre de sujets. Peut-être je n’ai pas bien répondu à vos questions ou à vos attentes. Mais, ce que j’ai pu relater, correspond à ce que je suis ou pense réellement. Je remercie les communautés de Gevrey-Chambertin et de Gilly-lès Cîteaux de m’avoir accueilli. Vous avez l’habitude d’accueillir les missionnaires qui viennent de partout : l’hospitalité est une attitude manifestant l’œuvre de l’Esprit Saint. J’espère partager toutes vos joies et tous vos bonheurs, mais aussi comprendre vos questions, vos doutes et vos angoisses.

                            Que Dieu vous prenne en grâce et vous bénisse !

Actualités de la paroisse

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Dimanche 15 octobre à 15h

Concert inaugural officiel de l'orgue avec Vincent BERNHARDT et Sue-Ying KOANG

 

15 août 2021 : 1er Concert inaugural avec Sylvain PLUYAUT

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Rêvons ensemble qu’en 2021 « tous les gars du monde se donnent la main ».

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