Annonces Paroissiales

Curley

Curley, un village et son histoire

        On trouve la plus ancienne trace de Curley grâce aux impôts. En 1789, le village fait partie du baillage de Nuits Saint Georges. AP1030074u début du XIXème siècle, la succursale de Vergy comprend Curley, Segrois, Curtil, Reulle et l'Étang Vergy. Les cinq communes doivent se partager les frais d'entretien de l'église de Vergy, les concessions du cimetière et le salaire d'un bedeausonneur.  Bien sûr on n'est pas toujours d'accord sur la part de chacun. Entre 1841 et 1847, le préfet lui-même doit intervenir pour obliger les communes à payer.       

Vers 1836, le village peut subvenir à tous ses besoins, avec tous les corps de métiers sur place. On trouve alors un charron, un bourrelier, un maréchal ferrand, un couvreur, un maçon, mais aussi un couturier-tailleur, un tisserand. Avec les fermiers proprétaires, les artisans forment le tiers le plus aisé (tout est relatif) du village où les deux tiers des habitants sont journaliers. Il y a aussi beaucoup de vignes au village et le vin qu'on y boit est fait sur place (ce n'est pas forcément un grand cru). En 1863, la commune autorise même l'ouverture d'un cabaret auberge, qui met deux lits à la disposition des voyageurs.       

La population de Curley varie à traverP1030073s les époques : de 105 habitants en 1856, on tombe à 24 habitants en 1968 pour remonter aujourd'hui à 140.       

En 1934, le village comprend 34 maisons, le plus souvent de petite taille (deux pièces, dans lesquelles peuvent s'entasser jusqu'à douze personnes). Évidemment, pas de WC ni de salle de bains à l'époque.       

Curley a rarement fait les gros titres des journaux. Le fait le plus marquant se déroule le 28 juillet 1900, où s'abat un terrible orage de grêle qui dure deux heures. On en connait les détails par le rapport de l'instituteur, M. Ramage. Dans la combe de Chambolle, le chemin est détruit sur 150 mètres et sur une profondeur de 12 mètres. Les vignes et les céréales sont dévastés. Les champs sont creusés de ravinement de 4 mètres de large et 5 de profondeur. En quelques minutes, la rue du village, qui suit la pente, est transformée en torrent d'eau et de glace mêlées, qui envahit aussitôt maisons et granges. À mi pente, la ferme de M. Sirandré forme un cul de sac dont le fond est occupé par la bergerie.  En voyant l'irruption du torrent dans sa cour, le fermier se précipite dans le tourbillon glacé pour sauver ses bêtes. En vain, quand l'orage s'apaise, on retrouve 140 moutons noyés. Les semaines suivantes, M. Sirandré tombe malade d'être rentré dans l'eau glacée et meurt trois mois plus tard.        

On parle d'époques où Dijon n'était pas à une demi heure de route (en voiture) mais à cinq heures de marche. Peu à peu, des aménagements ont désenclavé Curley. En 1887 le tunnel de la combe Lavaux a été percé. Entre 1921 et 1933, un train  dessert même Curley, qu'on appelle « le Tacot », mais pour le prendre, il faut se rendre dans la forêt sur le chemin de Gevrey. Aujourd'hui le réseau de routes permet aux habitants de travailler loin de chez eux.Tout le monde est plus mobile.        

  En mai 2011, une petite fille est née à Curley, dans une maison du village. Un tel événement est évidemment devenu très rare. Mais les quatre plus anciens habitants du village sont nés ici. Autrefois, c'est comme ça que ça se passait.


   D. Challet, à partir du travail de recherche de Mme Huguette MarchalP1030076

Actualités de la paroisse

Messe d'action de grâce pour les fruits de la terre

SAM 2556

Bénédiction des cartables : 24 septembre 2017

Les messes de rentrée pour les familles ont été célébrées le dimanche 24 septembre dans les paroisses de Gevrey-Chambertin, Gilly-les-Cîteaux et L'Etang-Vergy. Avant l'envoi des catéchistes, les prêtres ont béni les cartables des écoliers. Le p. Louis de Raynal revient sur cette cérémonie peu commune.

Bénir les cartables, est-ce une première pour votre paroisse ?

« C’est la troisième fois que nous faisons cette bénédiction à la paroisse. Les enfants viennent à la messe avec leurs cartables, certains pesant assez lourds ! Déposer son cartable c’est confier son année, son travail, ses joies et ses difficultés au Seigneur. C’est lui demander de nous aider. A la fin de la messe, bénédiction des enfants avec leurs cartables qui soudain semblaient plus légers ! Beaucoup plus qu’un "grigri", cette bénédiction est une grâce de l’Esprit Saint dont les fruits sont la force, la paix et la confiance. »

Pourquoi bénir un cartable ?

« Parce qu’ils représentent une part importante de la vie des enfants, jeunes, étudiants… Ils sont le symbole du travail qu’ils doivent accomplir pour devenir adultes. Or, tout doit être pour l’enfant, comme pour tout homme, une occasion de sanctification. Jésus l’a Lui-même vécu, au temps de son enfance. Nous aurions beaucoup à recevoir également des exemples de nombreux saints, Dominique Savio et tant d’autres. On peut faire beaucoup de choses avec un cartable et surtout avec ce qu’il contient : le meilleur (chercher la vérité, apprendre le goût de l’effort, avoir le désir de progresser) comme le moins bon (tomber dans la paresse, être jaloux du succès des autres, s’enorgueillir de ses réussites). En d’autres termes, le cartable peut être l’instrument d’un combat spirituel. La bénédiction veut nous aider à la mener avec foi et avec courage, et à en sortir vainqueur. »

Quelques anecdotes sur cette bénédiction de cartables ?

« Capucine est venue avec quatre sacs : sac de classe, sac de sport, sac de musique et sac de caté ! Amandine, elle, a laissé son cartable à la maison, il pesait 15 kg ! »

Propos reccueillis par Nicolas ROUILLARD

Veillée mariale à Chambolle : 31 mai

   Chambolle1   Chambolle4       Chambolle3

Le mercredi 31 mai, une soixantaine de personnes sont venues à la veillée mariale dans la combe de Chambolle-Musigny. Ils représentaient les paroisses de Nuits-saint-Georges, l’Etang-Vergy, Gevrey-Chambertin et Gilly-lès-Cîteaux. Malgré la pluie, les fidèles ont participé activement à la veillée ! J’ai entendu autour de moi : « On s’en souviendra ! » Oui, on se souvient encore aujourd’hui de cette veillée ardente et émouvante. Surtout, Marie était émue par l’amour de ses enfants venus prier avec elle. La statue, nouvellement installée, a été bénie sous le nom de « Notre Dame du Campus Ebolliens »*. Après la veillée, on pouvait venir se recueillir dans la chapelle éclairée par des bougies tant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Cette veillée restera dans les cœurs comme une ouverture à la tendresse de Marie : elle veut combler ses enfants des grâces qu’elle reçoit du Père de Miséricorde par son Fils Jésus.                                                                          Père Vincent NGUYEN

*Le nom de la commune vient de "Campus Ebolliens" ou "Champ Bouillant", ce qui décrit la vivacité du ruisseau le "Grône" qui traverse la commune après les orages. En 1110, la commune est connue sous le nom de "Cambolla".