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Saint-Philibert

Son traditionel lieu de pèlerinage

Le village de Saint Philibert, longtemps assoupi la tête à l'ombre de son église, les pieds au frais dans sa source miraculeuse a quadruplé le nombre de ces habitants en 20 ans et continue à se développer. Mais les anciens comme les nouveaux arrivants sont très attachés à son histoire qui se confond à celle de son église.stphi2

Remontons en 1130 : les chevaliers du Temple, plus connus sous le nom de templiers, se voient offrir, à leur retour de la seconde croisade en terre de Palestine, par le duc de Bourgogne Hugues II, une grande partie du nord-est du village comprenant (c'est important de le savoir)

Une source qui avait des propriétés médicinales (découverte déjà par les Romains, dit la légende), source miraculeuse puisqu'elle soignait les écrouelles disent les chroniqueurs du temps passé... Cette source était très fréquentée, on y venait de plusieurs lieues à la ronde.

Ces moines-soldats, sitôt installés, entreprennent la construction d'un hôpital avec une chapelle, dont les seuls vestiges aujourd'hui en sont les montants et le fronton de sa porte, abritant une grange.

Les pèlerins, de plus en plus nombreux, ne pouvant être accueillis en la chapelle, la construction d'une église s'avère nécessaire et urgente. Cette urgence conduit les templiers à ériger une sorte de halle à plafond plat, avec un petit clocher à batières (XIIème siècle). 

Lors de la dissolution de l'ordre des Templiers, leur domaine passe alors aux mains des hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem, un autre ordre militaire et religieux. Ils prendront plus tard le nom de chevaliers de Malte.

Au XVème siècle, ces nouveaux chevaliers agrandissent l'église, en la dotant d'une abside en son chœur, voûtant la nef et élevant une flèche en bois pour clocher, pendant que l'ensemble est couvert d'alosses (laves).

Ce clocher insolite attire forcément l'attention du promeneur...S'il s'arrête, il pourra admirer la facture de la porte principale (ouest), où l'on peut distinguer, malgré les mutilations de la Révolution, une croix tréflée avec un Christ crucifié, la lune et le soleil, et sur la porte latérale (sud), une croix tréflée intacte.

Le mobilier sacré est très riche : outre un saint Philibert du XVIIIème doré à l'or fin (exposé à Tournus dans le cadre d'une exposition nationale), une vierge à l'enfant du XVème (qui a fait le voyage jusqu'à Zurich pour une rétrospective de la sculpture bourguignonne au Moyen Age), vous pourrez admirer deux tableaux représentants le pèlerinage à la source dans sa forme "originelle", et après la construction au XIXème siècle d'un oratoire.

La notoriété du pèlerinage est définitivement établie lorsque le papa Grégoire XVI (1831-1846) accorde indulgence aux fidèles qui en respectent les règles.

La fontaine est située au sud-est de l'église. Les templiers puis les chevaliers de Saint Jean de Jérusalem montraient une grande dévotion à Saint Philibert. Ils possédaient quelques reliques de ce Saint qui ont dû être profanées. En effet, d'après la tradition, une femme de Velle-sous-Gevrey (aujourd'hui Saistphi1nt Philibert) honorable et vertueuse, étant occupée à la fontaine, fut singulièrement étonnée de voir surnager à la surface des gouttes de sang frais, qui ne se mêlaient point avec l'eau et que l'on se pouvaient saisir. Tout à coup, elle entendit comme une voix qui lui disait que l'eau de la fontaine était sainte parce que des mains criminelles y avaient jeté une partie des ossements de Saint Philibert. Aussitôt on fit des recherches et l'on trouva au fond de la fontaine des ossements adhèrants aux débris d'un reliquaire.

Les eaux de la fontaine avaient la propriété miraculeuse de guérir toutes sortes de plaies mais plus spécialement des "écrouelles ou humeurs froides".

Le rituel était très strict. Une petite croix ou une offrande était déposée, puis le malade puisait de l'eau. Il devait ensuite aller se confesser à l'église. On trouve à quelques mètres de la fontaine, un lavoir où le pélerin devait aller se laver après la confesse.

Cette croyance est à l'origine du pèlerinage qui remonte très certainement à l'époque des templiers qui possédaient la fontaine déjà dénommée "Fontaine des Pèlerins". Le pèlerinage avait lieu le lundi de Pâques et, du temps du père Cordier, qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il neige, la tradition était respectée chaque année. Puis, après quelques années d'absence, ce pèlerinage a été remis en route en 2014. Le pèlerinage précède la messe du Lundi de Pâques. A la fin de l'eucharistie, chacun peut venir vénérer les reliques de Saint Philibert.

Actualités de la paroisse

Messe d'action de grâce pour les fruits de la terre

SAM 2556

Bénédiction des cartables : 24 septembre 2017

Les messes de rentrée pour les familles ont été célébrées le dimanche 24 septembre dans les paroisses de Gevrey-Chambertin, Gilly-les-Cîteaux et L'Etang-Vergy. Avant l'envoi des catéchistes, les prêtres ont béni les cartables des écoliers. Le p. Louis de Raynal revient sur cette cérémonie peu commune.

Bénir les cartables, est-ce une première pour votre paroisse ?

« C’est la troisième fois que nous faisons cette bénédiction à la paroisse. Les enfants viennent à la messe avec leurs cartables, certains pesant assez lourds ! Déposer son cartable c’est confier son année, son travail, ses joies et ses difficultés au Seigneur. C’est lui demander de nous aider. A la fin de la messe, bénédiction des enfants avec leurs cartables qui soudain semblaient plus légers ! Beaucoup plus qu’un "grigri", cette bénédiction est une grâce de l’Esprit Saint dont les fruits sont la force, la paix et la confiance. »

Pourquoi bénir un cartable ?

« Parce qu’ils représentent une part importante de la vie des enfants, jeunes, étudiants… Ils sont le symbole du travail qu’ils doivent accomplir pour devenir adultes. Or, tout doit être pour l’enfant, comme pour tout homme, une occasion de sanctification. Jésus l’a Lui-même vécu, au temps de son enfance. Nous aurions beaucoup à recevoir également des exemples de nombreux saints, Dominique Savio et tant d’autres. On peut faire beaucoup de choses avec un cartable et surtout avec ce qu’il contient : le meilleur (chercher la vérité, apprendre le goût de l’effort, avoir le désir de progresser) comme le moins bon (tomber dans la paresse, être jaloux du succès des autres, s’enorgueillir de ses réussites). En d’autres termes, le cartable peut être l’instrument d’un combat spirituel. La bénédiction veut nous aider à la mener avec foi et avec courage, et à en sortir vainqueur. »

Quelques anecdotes sur cette bénédiction de cartables ?

« Capucine est venue avec quatre sacs : sac de classe, sac de sport, sac de musique et sac de caté ! Amandine, elle, a laissé son cartable à la maison, il pesait 15 kg ! »

Propos reccueillis par Nicolas ROUILLARD

Veillée mariale à Chambolle : 31 mai

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Le mercredi 31 mai, une soixantaine de personnes sont venues à la veillée mariale dans la combe de Chambolle-Musigny. Ils représentaient les paroisses de Nuits-saint-Georges, l’Etang-Vergy, Gevrey-Chambertin et Gilly-lès-Cîteaux. Malgré la pluie, les fidèles ont participé activement à la veillée ! J’ai entendu autour de moi : « On s’en souviendra ! » Oui, on se souvient encore aujourd’hui de cette veillée ardente et émouvante. Surtout, Marie était émue par l’amour de ses enfants venus prier avec elle. La statue, nouvellement installée, a été bénie sous le nom de « Notre Dame du Campus Ebolliens »*. Après la veillée, on pouvait venir se recueillir dans la chapelle éclairée par des bougies tant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Cette veillée restera dans les cœurs comme une ouverture à la tendresse de Marie : elle veut combler ses enfants des grâces qu’elle reçoit du Père de Miséricorde par son Fils Jésus.                                                                          Père Vincent NGUYEN

*Le nom de la commune vient de "Campus Ebolliens" ou "Champ Bouillant", ce qui décrit la vivacité du ruisseau le "Grône" qui traverse la commune après les orages. En 1110, la commune est connue sous le nom de "Cambolla".