la sainteté c'est aussi notre vocation

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Voici ce qu’écrivait le Père Jacques HAMEL pour la fête de Toussaint 2015 à la paroisse Saint-Etienne du Rouvray, huit mois avant son martyre. Rétrospectivement, c’est impressionnant : il confie rechercher la sainteté chaque jour et il signe Père Jacques : « Ils sont nombreux les Saints que nous fêtons en ce 1er novembre. Nous en connaissons quelques-uns par leur nom. Ils sont fêtés dans le calendrier liturgique. Dans cette foule innombrable, beaucoup sont anonymes. On les croyait perdus, mais ils sont vivants, près de Dieu, participant à la plénitude de son amour. Ils ont cru et aimé au cœur de leur vie. C’est pourquoi ils sont proches de Dieu. »

 

Nous sommes invités à nous réjouir de ce que nous sommes devenus de par notre baptême. A Dijon, nous avons une prophète qui nous réveille et nous aide à découvrir la grandeur de notre vocation : sainte Élisabeth de la Trinité. Alors qu’elle est déjà malade et épuisée physiquement, à deux mois de sa mort, elle écrit depuis l’infirmerie à son amie Françoise, âgée de 19 ans : « C’est le baptême qui t’a faite enfant d’adoption, qui t’a marquée du sceau de la Trinité Sainte ». Est-ce que cela ne nous fait pas tressaillir ? Tressaillons-nous, émerveillons-nous devant la beauté de notre grâce baptismale ! Chaque chrétien devrait connaître la date de son baptême, comme la date la plus importante de son existence.

 

Notre route est balisée par les Béatitudes. Les Béatitudes sont les points de repère du Bonheur pour entrer dans la Vie éternelle. Bienheureux ceux qui, librement, s'efforcent d'être bons, miséricordieux, justes, pauvres, humbles, sans rancune, sans violence. Les parfaits ne sont pas ceux qui réussissent mais ceux qui persévèrent sur le chemin du bien et de l’amour, malgré les retours en arrière et les échecs cuisants. Avec la force de la prière : « Les saints sont des hommes et des femmes qui entrent jusqu’au fond dans le mystère de la prière. Des hommes et des femmes qui luttent avec la prière, laissant l’Esprit Saint prier et lutter en eux ; ils luttent jusqu’au bout, avec toutes leurs forces, et ils vainquent, mais pas tout seuls : le Seigneur vainc en eux et avec eux. » (Pape François)

 

La parole revient encore au Père HAMEL : « La sainteté c’est aussi notre vocation. Le Baptême que nous avons reçu a fait de nous des fils et des filles de Dieu. Ne pensons pas que la sainteté, ce n’est pas pour nous. Si nous pensons cela, c’est parce que nous nous faisons une fausse idée de la sainteté. Il ne s’agit pas de faire des choses extraordinaires, d’accomplir des prodiges. Il suffit d’aimer dans le concret de nos vies, quoiqu’il en coûte. »

Actualités de la paroisse

Maurice THINEY à Chamboeuf

Maurice THINEY

Un grand explorateur à

CHAMBOEUF

Mercredi 24 octobre 2018

20h film conférence expo

Au profit de la restauration du clocher de l’église

Rens. : 07.81.42.06.73

Messe d'action de grâce pour les fruits de la terre : dimanche 14 octobre 2018

SAM 2556

Bénédiction des cartables : dimanche 23 septembre 2018

Les messes de rentrée pour les familles ont été célébrées le dimanche 23 septembre dans les paroisses de Gevrey-Chambertin, Gilly-les-Cîteaux et L'Etang-Vergy. Avant l'envoi des catéchistes, les prêtres ont béni les cartables des écoliers. Le p. Louis de Raynal revient sur cette cérémonie peu commune.

Bénir les cartables, est-ce une première pour votre paroisse ?

« C’est la troisième fois que nous faisons cette bénédiction à la paroisse. Les enfants viennent à la messe avec leurs cartables, certains pesant assez lourds ! Déposer son cartable c’est confier son année, son travail, ses joies et ses difficultés au Seigneur. C’est lui demander de nous aider. A la fin de la messe, bénédiction des enfants avec leurs cartables qui soudain semblaient plus légers ! Beaucoup plus qu’un "grigri", cette bénédiction est une grâce de l’Esprit Saint dont les fruits sont la force, la paix et la confiance. »

Pourquoi bénir un cartable ?

« Parce qu’ils représentent une part importante de la vie des enfants, jeunes, étudiants… Ils sont le symbole du travail qu’ils doivent accomplir pour devenir adultes. Or, tout doit être pour l’enfant, comme pour tout homme, une occasion de sanctification. Jésus l’a Lui-même vécu, au temps de son enfance. Nous aurions beaucoup à recevoir également des exemples de nombreux saints, Dominique Savio et tant d’autres. On peut faire beaucoup de choses avec un cartable et surtout avec ce qu’il contient : le meilleur (chercher la vérité, apprendre le goût de l’effort, avoir le désir de progresser) comme le moins bon (tomber dans la paresse, être jaloux du succès des autres, s’enorgueillir de ses réussites). En d’autres termes, le cartable peut être l’instrument d’un combat spirituel. La bénédiction veut nous aider à la mener avec foi et avec courage, et à en sortir vainqueur. »

Quelques anecdotes sur cette bénédiction de cartables ?

« Capucine est venue avec quatre sacs : sac de classe, sac de sport, sac de musique et sac de caté ! Amandine, elle, a laissé son cartable à la maison, il pesait 15 kg ! »

Propos reccueillis par Nicolas ROUILLARD