Témoin d'aujourd'hui : Pier Giorgio Frassti

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Même si un siècle nous sépare de lui, Pier Giorgio Frassati est vraiment le saint qu’il nous faut aujourd’hui, dans un monde où tout semble se désagréger : un saint fort, joyeux, rempli d’espérance, un saint qui nous entraîne vers les sommets où tout est pur, parce qu’il sait que sa seule richesse est en Dieu. Une vie solide dont les piliers sont la foi et la charité. Une vie qui éclate, joyeuse et pure. La vie de la jeunesse éternelle ! La vraie vie que Jésus-Christ est venu sauver en donnant sa vie.

La foi et la joie illuminèrent sa courte vie. « Il faut s’agripper fortement à la foi. Sans elle, que vaudrait toute notre vie ? Rien, nous aurions vécu inutilement. La foi qui m’a été donnée au baptême me suggère d’une voix douce : "Par toi-même, tu ne feras rien. Mais si tu prends Dieu pour centre de toutes tes actions, alors, tu arriveras au but". » Cette foi se caractérisait sa foi par une complète et absolue confiance dans la prière. Il ne cessait, dans ses lettres, de promettre à ses correspondants de prier pour eux et de leur demander en retour de prier pour lui.

Souvent éprouvé dans sa foi par la contradiction du monde et de ses proches eux-mêmes, il sut garder une pureté dont toute tristesse était bannie. Deux phrases limpides et lapidaires le résument à merveille : « A nous, il n’est pas permis de vivoter ; vivre est notre devoir ! Trêve donc à toute mélancolie ! », « Un catholique ne saurait manquer de gaîté ; la tristesse doit être bannie des cœurs catholiques ; la douleur n’est pas la tristesse, qui est une maladie, la pire de toutes ».

C’est le témoignage remarquable de Pier Giorgio qui frappe tous ceux qui l’entouraient, surtout le réseau d’amis qu’il entraînait avec lui dans ses équipées vers les cimes alpines. Pier Giorgio rayonnait la joie d’un cœur pur. Il était facétieux, infatigable animateur de chahuts d’étudiants. Il fonda une compagnie au nom vraiment peu conventionnel et bien significatif : la « Compagnie des types louches », dont l’activité essentielle consistait à jouer des tours, à mettre les lits en portefeuille, à écrire des lettres débordantes de joyeuses plaisanteries, le tout au service de l’apostolat. L’allégresse régnait en maîtresse dans le groupe qui ne connaissait aucune règle, aucun cycle de réunion, mais rassemblait les membres sous le signe magique du rire, en particulier les joyeuses excursions en montagne, dans une complicité fraternelle qui réunit filles et garçons, sans souci du qu’en dira-t-on. Quelle belle leçon d’humanité pour nous !

Il a été béatifié le 20 mai 1990 place Saint-Pierre par Jean-Paul II, qui avait confié à sa garde les JMJ successives. Pour le centenaire de sa naissance, le pape renouvela avec insistance son invitation aux jeunes à se confier à lui pour accomplir leur mission d’évangélisation : « Il proclame par son exemple qu’elle est “bienheureuse” la vie conduite dans l’Esprit du Christ, l’Esprit des Béatitudes ; et que seul celui qui devient homme des béatitudes réussit à communiquer à ses frères l’amour et la paix. Il répète qu’il vaut vraiment la peine de tout sacrifier pour servir le Seigneur ; il témoigne que la sainteté est possible pour tous et que seule la révolution de la Charité peut allumer dans le cœur des hommes l’espérance d’un monde meilleur. »

« Son existence de jeune “normal” montre que l’on peut être un saint en vivant intensément l’amitié, l’étude, le sport, le service aux pauvres, dans une relation constante à Dieu. » Jean-Paul II

Actualités de la paroisse

Maurice THINEY à Chamboeuf

Maurice THINEY

Un grand explorateur à

CHAMBOEUF

Mercredi 24 octobre 2018

20h film conférence expo

Au profit de la restauration du clocher de l’église

Rens. : 07.81.42.06.73

Messe d'action de grâce pour les fruits de la terre : dimanche 14 octobre 2018

SAM 2556

Bénédiction des cartables : dimanche 23 septembre 2018

Les messes de rentrée pour les familles ont été célébrées le dimanche 23 septembre dans les paroisses de Gevrey-Chambertin, Gilly-les-Cîteaux et L'Etang-Vergy. Avant l'envoi des catéchistes, les prêtres ont béni les cartables des écoliers. Le p. Louis de Raynal revient sur cette cérémonie peu commune.

Bénir les cartables, est-ce une première pour votre paroisse ?

« C’est la troisième fois que nous faisons cette bénédiction à la paroisse. Les enfants viennent à la messe avec leurs cartables, certains pesant assez lourds ! Déposer son cartable c’est confier son année, son travail, ses joies et ses difficultés au Seigneur. C’est lui demander de nous aider. A la fin de la messe, bénédiction des enfants avec leurs cartables qui soudain semblaient plus légers ! Beaucoup plus qu’un "grigri", cette bénédiction est une grâce de l’Esprit Saint dont les fruits sont la force, la paix et la confiance. »

Pourquoi bénir un cartable ?

« Parce qu’ils représentent une part importante de la vie des enfants, jeunes, étudiants… Ils sont le symbole du travail qu’ils doivent accomplir pour devenir adultes. Or, tout doit être pour l’enfant, comme pour tout homme, une occasion de sanctification. Jésus l’a Lui-même vécu, au temps de son enfance. Nous aurions beaucoup à recevoir également des exemples de nombreux saints, Dominique Savio et tant d’autres. On peut faire beaucoup de choses avec un cartable et surtout avec ce qu’il contient : le meilleur (chercher la vérité, apprendre le goût de l’effort, avoir le désir de progresser) comme le moins bon (tomber dans la paresse, être jaloux du succès des autres, s’enorgueillir de ses réussites). En d’autres termes, le cartable peut être l’instrument d’un combat spirituel. La bénédiction veut nous aider à la mener avec foi et avec courage, et à en sortir vainqueur. »

Quelques anecdotes sur cette bénédiction de cartables ?

« Capucine est venue avec quatre sacs : sac de classe, sac de sport, sac de musique et sac de caté ! Amandine, elle, a laissé son cartable à la maison, il pesait 15 kg ! »

Propos reccueillis par Nicolas ROUILLARD